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Saint Germain de Joux

 

Visitez les marmites de Géant

 

 

 

Engrenages de la scierie Thévenin

 

La scierie Thévenin : histoire, restauration

En contrebas du village, sur la rive droite du Combet et à proximité de son confluent avec la Semine, le site de l’ancienne scierie Thévenin est remarquable par ses dimensions et par sa situation au bord du cours d’eau, qui semble dévaler des marches d’escalier gigantesques et a creusé à leur pied les fameuses « marmites de géants ». Attirés par les cascades et les eaux abondantes du Combet, moulins et scieries se sont établis très tôt sur ses rives. A la fin du XIXe siècle, la proximité de la route et de la ligne de chemin de fer La Cluse-Bellegarde assurait des débouchés aux bois d’œuvre produits.

La scierie Thévenin a été construite, vers 1900, au-dessus d’un ancien moulin à farine et à huile dont les bâtiments ont été intégrés à un vaste ensemble. L’énergie était fournie par une roue à augets de 7,50 mètres de diamètre, placée dans un coursier situé à l’intérieur du bâtiment. Cette roue entraînait, par engrenages, poulies et courroies, au moins une scie alternative à lames multiples ; une dizaine de mètres de hauteur séparaient le chantier de la scierie du niveau de la rivière ! Un grand portique de manutention assurait sur ce chantier le transbordement des grumes. Une turbine a également été installée en vue la production d’électricité pour l’éclairage. L’exploitation a cessé vers 1960, et le site a souffert de plusieurs décennies d’abandon avant son achat en 2001 par la commune de Saint-Germain-de-Joux qui a formé un projet de réhabilitation. Une souscription a été ouverte auprès de la Fondation du Patrimoine. Les travaux ont commencé en 2012, soutenus par le Parc Naturel Régional du Haut-Jura et la Communauté de communes du Pays bellegardien[1], sous la direction d’un cabinet d’architectes des Bâtiments de France. La maçonnerie a été entièrement reprise et consolidée. Une aire gravillonnée recouvre la surface de l’ancien plancher. La roue a été démontée puis reconstruite à l’identique (janvier-février 2014) par l’entreprise Augé fils à Larrivoire (Jura). En mouvement, mais abritée, elle est désormais visible du public grâce à une passerelle au-dessus du coursier et entraîne le magnifique train d’engrenages ; la scie alternative, ancêtre des « châssis » actuels, conservée en l’état dans la fosse, restera un exemplaire rare de ce type de machine du début du XXe siècle.

Quelques caractéristiques techniques

Roue :

Diamètre : 7,54 m

Largeur extérieure : 1,75 m hors tout

Rayons : 12 pièces de chaque côté, en chêne

Augets : 96 plaques de tôle cintrée en arc de cercle, encastrées dans les jantes.

La roue a été montée sur place ; les douze parties de la couronne pèsent plus de 300 kg chacune.

Arbre : acier, diamètre : 220 mm à l’extrémité (alésage de la première couronne d’engrenage)

Train d’engrenages :

Première couronne : fonte, en deux parties boulonnées, diamètre : 3,90 m

Premier pignon : diamètre 0,90 m

Deuxième couronne : fonte, en une partie, diamètre : 2,50 m, dents en bois

                                                                                                                         Jean Game – AMA 0

                                                                                                                        Décembre 2016



[1]          La commune est à l’initiative de cette réhabilitation et maître d’ouvrage sur la restauration de la roue et du bâtiment. La CCPB a été maître d’ouvrage sur toute la partie accès au public. C’est également la commune qui a monté le plan de financement avec le PNRHJ.

            Les partenaires financiers sont l’Europe, l’Etat dans le cadre du site classé, la Région, le département, la communauté de communes et la commune.

 

 Vidéo des engrenages 19 juillet 2015